Echographie, amniocentèse... parlez-vous gynécologie?

Ces histoires de gynéco vous laissent perplexe? On vous rassure, vous n’avez pas besoin de faire la différence entre un spéculum et un spéculos pour suivre la grossesse de votre compagne!


Pour commencer, sachez que lors d’une grossesse «normale», soit sans complication, on propose huit contrôles gynécologiques (sept avant l’accouchement et un après) et deux échographies. Pas de quoi paniquer, vous n’allez pas passer tous les jours au cabinet du médecin.


Info budget: l’assurance de base de votre compagne rembourse le tout (sans franchise), voire plus, s’il s’agit d’une grossesse à risque et que la surveillance s’accroît.

Lors des contrôles, votre compagne subira des examens plus ou moins poussés, en fonction de l’état de santé de la maman et/ou du bébé. Voici les principaux:


  • Echographie:

    grâce à cet ultrason, vous verrez votre bébé pour la première fois.

    Au premier trimestre, l’échographie permet de vérifier que la grossesse n’est pas extra-utérine, d’anticiper un éventuel risque de fausse couche, de connaître le nombre d’embryons (et s’il y avait des jumeaux ou des triplés?) ou encore de déterminer le début de la grossesse. On mesure aussi la clarté nucale, soit l’accumulation de liquide sous la peau de la nuque du foetus. Plus la clarté nucale est large, plus le risque est élevé que le foetus soit porteur d’une anomalie chromosomique, comme la trisomie 21. Le dépistage des malformations du système nerveux central appelées spina-bifida est également effectué à cette période au moyen de l’échographie et du dosage d’une autre substance biochimique (a-foetoprotéine).

    Lors de la deuxième échographie, en principe au cinquième mois, vous pourrez, si vous le désirez, connaître le sexe de votre enfant. Cet examen, dit demorphologie, permet aussi de vérifier la croissance du bébé. Le médecin examine en détail les parties de son corps, comme la tête, le coeur, les appareils digestif et urinaire, le squelette et prend des mesures qu’il compare à des courbes de référence pour s’assurer que le foetus croît normalement. Il contrôle également la position du placenta ainsi que la quantité de liquide amniotique. Les échographies se réalisent chez le gynécologue ou dans un centre spécialisé.


Conseil: pour éviter une prise de bec chez le gynéco, décidez-vous avant si vous voulez connaître ou non le sexe de votre enfant! Analyse d’urine: pratiquée à chaque contrôle durant la grossesse, elle permet de contrôler le taux de sucre et d’albumine et détecte ainsi les signes d’un éventuel diabète gestationnel, de maladie rénale ou d’infections urinaires.


  • Analyse d’urine:

    pratiquée à chaque contrôle durant la grossesse, elle permet de contrôler le taux de sucre et d’albumine et détecte ainsi les signes d’un éventuel diabète gestationnel, de maladie rénale ou d’infections urinaires.


  • Analyse sanguine:

    elle permet de déterminer le groupe sanguin et le facteur rhésus de votre compagne, mais aussi d’investiguer du côté du foie, des reins ou du placenta. Le médecin décidera avec la future maman si d’autres contrôles spécifiques sont nécessaires, en particulier pour des maladies comme la toxoplasmose, la rubéole, l’hépatite B ou le sida.


Conseil: si votre compagne n’est pas immunisée contre la toxoplasmose, il est recommandé qu’elle surveille son alimentation (attention à la viande crue et aux légumes en contact avec la terre) et qu’elle ne s’approche pas trop des chats.


  • Double test ou triple test:

    analyse sanguine qui, combinée à l’échographie du premier trimestre, sert à détecter des risques de malformations chromosomiques chez votre enfant, telle la trisomie 21. Si le résultat indique un risque élevé, cela ne veut pasforcément dire que votre enfant est malade. A l’inverse, si le risque est faible, cela n’écarte pas à tous les coups le risque de malformation. Discutez avec votre compagne et son médecin des implications de cette analyse, notamment en ce qui concerne la nécessité de réaliser une choriocentèse ou une amniocentèse pour poursuivre les recherches.


  • Choriocentèse et amniocentèse:

    Choriocentèse: prélèvement d’un petit bout de placenta à travers la paroi utérine ou en passant par le col de l’utérus. L’examen peut se pratiquer dès la 10e semaine de grossesse.


    Amniocentèse: prélèvement d’un peu de liquide amniotique à travers la paroi abdominale. L’examen peut se pratiquer dès la 14e semaine.


    Dans les deux cas, il existe un risque de fausse couche. Il faut donc bien réfléchir avant d’effectuer un tel test. Le résultat tombe après deux semaines environ. Il est possible d’accélérer le processus et d’obtenir une réponse provisoire en un jour, mais cela vous coûtera une certaine somme qui ne sera pas remboursée par l’assurance maladie de base.


Conseil: il vaut la peine de discuter avec votre compagne des implications de ces différents tests assez tôt. Pour certaines personnes, ils permettent de se rassurer mais surtout d’éliminer des risques. Pour d’autres, ils peuvent être une source de stress supplémentaire. Il faut savoir qu’ils ne sont pas obligatoires.


Posez-vous la question au sein de votre couple: les voulez-vous vraiment? Qu’allez-vous faire si votre bébé présente un risque de malformation? Au-delà de l’aspect purement médical, ces tests posent des questions éthiques dont il appartient à chaque couple de débattre.


Sources:www.babyplanet.ch